POLCAN2ID#: 3951
Date: 2021-02-10
Heure: 00:00:00
Par auteur:
Catégorie: Call for Papers
Sujet: 58e Congrès annuel de la SQSP : ATELIER - LA PARTICIPATION POLITIQUE À L’ÈRE DU NUMÉRIQUE



Appel à communications

58e Congrès annuel de la Société québécoise de science politique
Diviser pour mieux régner : un retour en force ?
En ligne | 17-21 mai 2021

 

Atelier   La participation politique à l’ère du numérique

 

Le comportement politique des citoyens a beaucoup changé au cours des dernières décennies, et plus encore au cours des dernières années. Depuis les années 1960, on avait déjà pu constater une lente érosion des repères politiques habituels : baisse de la participation électorale, désaffection partisane, perte de confiance envers les institutions et représentants politiques. Or, avec l’ère numérique, nous assistons à de nouveaux comportements politiques : alors même que de plus en plus de sources d’information sont accessibles, il y a une polarisation de l’opinion politique. Le commentaire et l’opinion sont souvent plus consultés que les sources d’information et l’infox, communément appelée « fake news », réussit à se faufiler et à se répandre à une vitesse vertigineuse. Ce phénomène est d’ailleurs d’autant plus troublant qu’il correspond à une période où les citoyens n’ont jamais été aussi éduqués et informés.

 

Il y a quelques années, on misait sur le journalisme citoyen et on croyait que les réseaux sociaux allaient permettre une plus grande implication politique, voire même remplacer les partis. Du printemps arabe au mouvement #MeToo, de nombreux espoirs étaient permis. Or, si on constate une augmentation de l’offre informationnelle de qualité sur les plateformes numériques des médias, elle côtoie toutefois les chroniques et les blogues d’humeur qui se sont multipliés (ainsi que les commentaires haineux des Internautes) et qui sont souvent relayés en boucle à cause des algorithmes, contribuant à renforcer les attitudes préexistantes plutôt qu’à encourager l’ouverture et l’esprit critique. Certains croient d’ailleurs que cela fait en sorte que toute une partie de la sphère publique échappe ainsi à la population, son attention étant toujours concentrée sur les mêmes éléments. D’ailleurs, la structure économique des médias sociaux en fait sourciller plus d’un depuis le scandale de Cambridge Analytica quant à l’utilisation détournée de données personnelles afin d’envoyer des publicités ciblées à des clientèles électorales.

 

La vie politique a également beaucoup changé au cours des dernières années. La présence sur les réseaux sociaux est maintenant au cœur des préoccupations des partis politiques qui s’y adaptent tant bien que mal et qui doivent déployer de nouvelles stratégies pour rejoindre les nouvelles générations. L’information circule également beaucoup plus rapidement et toujours en continu, les temps de réaction sont ainsi écourtés et la gestion de « crise » devient presque quotidienne. Lors des campagnes électorales, on scrute le passé Internet des candidats pour trouver des phrases malheureuses ou des faux pas qui ne passent pas ou ne passent plus. Ce ne sont donc pas toujours des conditions pour encourager la participation à la vie politique.

 

C’est donc sur ces thèmes que nous sollicitons vos propositions de communication :

 

Les contributions doivent être envoyées à catherine.b.cote@usherbrooke.ca avant le 1er mars 2021.

 

Responsable de l’atelier :  Catherine Côté, Professeure agrégée, École de politique appliquée, Université de Sherbrooke



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